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Avril 2010 - Premiers résultats scientifiques de l'instrument DECLIC,
parti sur l'ISS le 25 août
L'instrument DECLIC (pour Dispositif d'Étude de la Croissance et
des Liquides Critiques), maintenant opérationnel en orbite dans
l'ISS, est un laboratoire optique et thermique miniaturisé. Des
expériences menées par les équipes du CEA et du CNRS
en micropesanteur ont permis de déterminer avec une résolution
jamais égalée (inférieure à 1 ppm) la température
critique de l'eau : 373,995°C.
Développé et financé par l'Agence spatiale
française (CNES) dans le cadre d'une coopération internationale
avec la NASA, DECLIC étudie la solidification et les fluides supercritiques.
Ce laboratoire sophistiqué a été embarqué
sur le Vol 17 A de la navette spatiale Discovery le 25 août dernier
vers le module japonais Kibo de la Station Spatiale Internationale (ISS).
La NASA assure l'emport et les coûts d'opération à
bord, et DECLIC a été réalisé par ASTRIUM-LV.
DECLIC sera utilisé pour une période de trois ans au moins.
Les scientifiques pilotent les expériences de DECLIC en temps réel
et peuvent suivre les résultats obtenus depuis le CADMOS (Centre
d'Aide au Développement des activités en Micropesanteur
et des Opérations Spatiales) au centre de l'Agence spatiale française
(CNES) à Toulouse.
DECLIC est destiné à l'étude des fluides proche de
leur état « critique » : à haute pression et
haute température, gaz et liquide sont indiscernables et deviennent
des fluides supercritiques. Les premières expériences effectuées
par les chercheurs de l'Institut de chimie de la matière condensée
de Bordeaux du CNRS et du CEA/Inac concernent l'étude de l'eau
au voisinage de cette transition « critique », qui a lieu
vers 374 °C et 220 atmosphères.
Dans ces conditions, ces fluides deviennent très compressibles
et se compriment sous leurs propres poids sur Terre, rendant impossible
toute observation précise. Les expériences en micropesanteur
ont permis de déterminer la température critique de l'eau,
373,995°C, avec une résolution jamais égalée
(inférieure à 1 ppm).
Ces expérimentations en micropesanteur sont les préliminaires
nécessaires au développement de procédés qui
permettront de brûler « à froid » des déchets
organiques dans l'espace. Ces procédés d'oxydation supercritique
autour de 500°C, sont extrêmement prometteurs en permettant
notamment de recycler la matière organique en gaz carbonique et
en eau.
Contacts :
Presse CNES :
Gwenaëlle Verpeaux
Tel. 01 44 76 74 04
gwenaelle.verpeaux@cnes.fr
Julien Watelet
Tel. 01 44 76 78 37
julien.watelet@cnes.fr
Presse CEA :
Patrick Cape de Baillon
Tel. 01 64 50 16 49
patrick.cappedebaillon@cea.fr
Presse CNRS :
Cécile Pérol
Tel. 01 44 96 43 90
cecile.perol@cnrs-dir.fr

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